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Plus Utiliser la Ruqya pour les non-musulmans Date: Un cheikh refuse de soigner au moyen de la Ruqya les non-musulmans les chrétiens lorsque ceux-ci sont touchés par la magie. A-t-il raison? Y a-t-il un hadith interdisant de pratiquer la Ruqya pour aider les non-musulmans à être désenvoutés? Et la ventouse aussi je peux la faire moi-même?

Nom:al roqia
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Un Pakistanais en pleine séance d'hijama dans une clinique d'Islamabad. En enquêtant sur ce fait divers, l'autrice s'est aussi penchée sur sa propre histoire familiale, hantée par le tabou de la roqya. L'annonce est tombée un matin de la bouche de ma mère. Comme ça, de manière impromptue, au détour d'une phrase. J'étais sidérée. C'est trop violent, absurde.

L'exorcisme, c'est de la matière à blockbuster hollywoodien, pas le début d'un roman familial. Ma famille est originaire de Roubaix. Ce pouvait être un simple hasard… Que nos deux familles soient touchées par l'exorcisme à quelques années près. Alors j'ai plongé tête baissée dans ce fait divers. Et dans mon histoire. Les deux entraient trop en résonance pour ne pas les lier.

J'ai découvert que l'affaire Louisa n'était pas un fait divers isolé, mais le début d'une pratique religieuse qui allait exploser sur le territoire. Pendant près de cinq heures, on a fait boire à Louisa plusieurs litres d'eau, on l'a secouée, on lui a flagellé les pieds, tenue par la gorge Que s'est-il passé en ?

Louisa faisait des crises depuis des mois. Elle était, aux dires de ses proches, violente, se cognait contre les murs, menaçait de se donner la mort ou plutôt la voix qui sortait de sa bouche menaçait de le faire. On la disait méconnaissable. Assez pour décider en désespoir de cause de faire appel à un chasseur de démons. L'exorciste en question appelé par la famille était une personne réputée dans la ville et même au-delà, imam de la deuxième mosquée de la ville.

C'est lui qui, avec assistance, a pratiqué le rituel sur la jeune fille. Pendant près de cinq heures, on a fait boire à Louisa plusieurs litres d'eau, on l'a secouée, on lui a flagellé les pieds, tenue par la gorge. Après plusieurs heures de maltraitances, elle est tombée dans le coma. La description du rituel peut paraître délirante, et elle l'est, mais ce qui l'est encore plus quand on plonge dans cette affaire, c'est la personnalité de l'exorciste.

L'exorciste était présenté comme un homme poli et courtois, impliqué dans la tranquillité des quartiers pour l'implication citoyenne des jeunes. C'était l'un des premiers Français à revenir en France avec le bagage théologique saoudien. Lui, comme d'autres, allait ramener en France une nouvelle offre religieuse, mais qui pouvaient prédire à l'époque l'influence qu'aurait ici l'islam saoudien?

L'Arabie saoudite était pour le grand public tout au plus un partenaire commercial, un excellent débouché pour les armements français. C'est d'ailleurs assez drôle rétrospectivement de se dire que l'année de la mort de Louisa, les ministres du gouvernement Balladur concluaient les contrats pour la vente de frégates Sawari. Et tout ce que cet argent charrierait de plomb et de sang, on ne le saurait bien plus tard, qu'aujourd'hui précisément. Il est important de rappeler au préalable que l'islam baigne dans la magie.

Tous les musulmans ne croient pas en la possession qui n'est pas exposée dans le Coran, ni l'exorcisme d'ailleurs, qui n'est mentionné qu'une seule fois dans le Coran et même pas sous cette forme. Il existe par ailleurs en islam plusieurs formes d'exorcisme. Et toutes ne font pas polémique. Des sourates auxquelles on attribue un pouvoir de guérison. Et c'est assez logique. C'est un concentré de divin. La roqya classique, l'incantation par récitation du coran irrigue plusieurs courants de l'islam, et on les retrouve au Maghreb d'autant plus fortement que la région est très imprégnée par le soufisme, un courant ésotérique de l'islam.

Toutes ces pratiques magico-religieuses qui visent la guérison, l'apaisement de l'âme ou la lutte contre les esprits. Tout ça, l'islam saoudien le rejette d'un bloc. Pour lui, c'est de la sorcellerie, ni plus ni moins et c'est passible de la peine de mort dans le royaume. Il y a un crime de sorcellerie en Arabie saoudite. Ça paraît dément, mais c'est logique. Les courants littéralistes ont isolé les passages de la sunna concernant la médecine pour en faire une science à part, la médecine prophétique À côté de l'exorcisme se développe justement aussi en France la médecine prophétique.

En quoi consiste-t-elle? Tous les musulmans ont pu, au fil des siècles, y puiser et chacun à leur sauce. Mais les courants littéralistes ont isolé les passages de la sunna concernant la médecine pour en faire une science à part, la médecine prophétique.

Une science pure, exempte d'erreur puisque approuvée par le Prophète. C'est la grande différence avec d'autres médecines traditionnelles sorties du religieux. Ici, il y a une logique de soin miraculeux qui prévaut. On est soigné en s'en remettant à Dieu. Vous avez testé et vous êtes formées à la hijama, la saignée religieuse… Oui et c'était assez impressionnant. Se retrouver avec une lame de 11, penchée au-dessus d'une personne qui vient là en désespoir de cause faire soigner son infertilité… C'est quelque chose.

Il y a plusieurs types de cabinets en France et plusieurs façons de pratiquer. C'est une pratique qui ressemble aux saignées par ventouses que faisaient nos grands-parents à ceci près qu'il est question d'invoquer Dieu pendant la séance.

Mais encore une fois, tous les praticiens ne psalmodient pas pendant la séance, certains sont convaincus des bienfaits thérapeutiques quand bien même il n'y aurait pas sur le territoire d'études sérieuses pour le prouver. Ce n'est d'ailleurs pas parce que des gens pratiquent la hijama qu'ils vont abandonner la médecine conventionnelle. Aussi étrange que ça puisse paraître les gens qui ont recours à cette pratique ne sont pas tous croyants ou pratiquants.

L'État a un regard institutionnel, il valide ou non une pratique médicale en fonction de ses critères et ça ne veut pas dire que tout ce que l'État n'a pas validé est à mettre à la poubelle. Les gens continuent à aller voir des coupeurs de feu, des magnétiseurs, des ostéopathes, ils se soignent aussi par homéopathie.

Et on sait les débats que ça engendre de manière régulière. Les enjeux sont, certes, scientifiques mais aussi éminemment politiques, avec des acteurs concurrentiels et des rapports de force, des enjeux économiques importants. Mon regard sur le sujet était social.

Du point de vue des gens, qu'est-ce que c'est la médecine de Dieu? C'est une activité économique florissante bien qu'illégale, à travers laquelle des gens éloignés de l'emploi dans les quartiers pensent trouver une porte de sortie par exemple. D'autres y trouvent un espace de soin qui correspond à leur foi. D'autres encore pensent qu'ils seront meilleurs croyants en pratiquant.

Mais ce qui est certain c'est que la défiance vis-à-vis du tout médicamenteux, le besoin de retour au soin naturel et les nouvelles aspirations à la spiritualité poussent vers ce genre de pratiques. Comme elles poussent des cadres athées à partir au fin fond du Brésil ou dans un camp de vacances du Loir-et-Cher pour s'adonner au chamanisme. Et l'attrait pour les pseudo-sciences relève certainement de la même chose. On ne peut pas en revanche dépeindre les nuances sans en rappeler les dangers.

Juridique déjà, la saignée est interdite en France, et elle pose des vraies questions sanitaires. Il y a eu des accidents de hijama, mais qui ne sont pas ébruités pour plusieurs raisons. Les médecins généralistes que j'ai contactés m'ont expliqué ne pas vouloir ébruiter ces accidents dont ils ont eu connaissance pour ne pas perdre le lien entre leurs patients et la médecine conventionnelle.

Ce qui est assez légitime. L'autre raison, c'est que les cabinets de hijama mettent en place des stratégies juridiques que j'explique dans le livre. La Miviludes a eu à s'y pencher depuis quelques années seulement. Mais ils semblent tout autant s'inquiéter des pseudo-sciences qui se répandent que par l'explosion des églises charismatiques qui proposent elles aussi des exorcismes préoccupants.

D'ailleurs, en , la Miviludes avait reçu davantage de signalements pour des rituels chrétiens que musulmans. Concernant la roqya, il y a moins de saisines. La mécanique du silence est quoi qu'il arrive simple à comprendre. Il y a une omerta sur cette pratique et les éventuels accidents, car on touche souvent à l'intime, la maladie et la honte qu'elle amène. Tout se fait dans le huis clos des familles. Et je sais de quoi je parle. Il y a aussi peut-être une question d'autres méthodologiques, les faits divers ont toujours, depuis Louisa, été perçu isolés les uns des autres.

Il n'y a pas de données institutionnelles en la matière. Ça ne fait donc pas de bruit. Onze ans après Louisa, par exemple, un homme a été découvert à Paris asphyxié, le larynx enfoncé au sous-sol d'une mosquée.

L'enquête avait révélé que l'exorciste était monté sur son corps pour expulser les démons et que son pied avait dérapé. On n'en a pas entendu parler médiatiquement et pour cause, l'exorciste saoudien s'est pendu dans sa cellule avant le procès.

En l'absence du principal intéressé, l'affaire prenait une tout autre dimension aux assises. Les autorités du culte musulman sont-elles trop laxistes sur le sujet? La question se pose à plusieurs titres. Les deux principales figures de l'islam de France ont participé au procès aux assises de Douai en Et ce n'est pas rien. Dalil Boubakeur, qui vient de tirer sa révérence à la tête de la Grande Mosquée de Paris, a été à l'époque sollicité par la justice pour donner un avis théologique sur la chose.

Quant à Amar Lafsar, qui allait rapidement connaître une carrière nationale qu'on lui connaît à la tête de l'UOIF, il a témoigné, en faveur de l'exorciste. Ce qui était assez cohérent. Amar Lafsar voyait en l'exorciste un futur cadre de l'islam de France dans la région. Lafsar comme Boubakeur commençaient leurs carrières à l'époque où l'État balbutiait ses premiers plans pour un islam de France.

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Roqya et hijama : « L'exorcisme à la saoudienne explose en France »

En Égypte dominent les termes c Les souffrants sont issus de diverses catégories sociales où se côtoient des étudiants, des salariés, des chômeurs et des femmes au foyer. Clifford Geertz considère la notion de sorcellerie chez les Azandé comme une pensée de sens commun. Reconnaissant le relativisme de la notion du cru et du su, Jean Pouillon souligne un lien entre savoir et croyance : le savant qui anticipe émet des hypothèses basées sur une vision du monde. Ce dernier terme est appris et véhiculé dans les milieux de la roqya. Ce corps est sujet de savoir Good,

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